Pour les contribuables qui utilisent leur véhicule personnel à des fins professionnelles, comprendre comment les frais kilométriques peuvent influer sur leurs impôts est essentiel. Ces frais peuvent profondément réduire le montant imposable lorsque la déduction des frais réels est plus avantageuse que l’abattement forfaitaire de 10 % appliqué par défaut.

Pourquoi opter pour la déduction des frais réels ?

Le calcul de l’impôt sur le revenu intègre par défaut une déduction forfaitaire de 10 % sur le montant des revenus. Cependant, lorsque ces 10 % ne couvrent pas réellement les dépenses, la déduction des frais réels peut être plus avantageuse. Cette option est particulièrement appropriée pour ceux dont les trajets professionnels sont longs et les revenus modestes.

Il est important, toutefois, de conserver toutes les preuves des dépenses engagées. Ces documents peuvent être demandés par l’administration fiscale à tout moment.

Comprendre le barème des frais kilométriques

Le barème des frais kilométriques sert de guide pour évaluer les coûts liés à l’utilisation de votre véhicule à des fins professionnelles. En 2025, ce barème reste inchangé par rapport à 2024, marquant une stabilisation après une revalorisation notable en 2023. Il est également ajusté pour inclure une majoration de 20 % pour les véhicules 100 % électriques.

Pour les véhicules à moteur thermique, les règles sont les suivantes :

Calcul des frais pour les automobiles

En utilisant le barème kilométrique, vous pourrez déduire ces frais conformément à la puissance fiscale de votre véhicule. Le barème distingue entre différentes plages de distance annuelle parcourue et majore les barèmes pour les véhicules électriques :

Puissance de la voiture Jusqu’à 5 000 km 5 001 à 20 000 km Au-delà de 20 000 km
3 CV et moins d x 0,529 (d x 0,316) + 1 065 d x 0,370
4 CV d x 0,606 (d x 0,340) + 1 330 d x 0,407
5 CV d x 0,635 (d x 0,357) + 1 395 d x 0,427
6 CV d x 0,665 (d x 0,374) + 1 457 d x 0,447
7 CV et plus d x 0,697 (d x 0,394) + 1 515 d x 0,470

Par exemple, effectuer 5 000 km en 2024 au volant d’une voiture de 3 CV vous permettra de déduire 2 645 € de vos revenus imposables.

Barème pour motos et scooters

Les deux-roues bénéficient également de tables distinctes, prenant en compte la cylindrée du véhicule :

Cylindrée De 0 à 3 000 km De 3 001 à 6 000 km Au-delà de 6 000 km
1 à 2 CV d x 0,395 (d x 0,099) + 891 d x 0,248
3 à 5 CV d x 0,468 (d x 0,082) + 1 158 d x 0,275
Plus de 5 CV d x 0,606 (d x 0,079) + 1 583 d x 0,343

Un trajet annuel de 3 500 km réalisé avec une moto de 4 CV permet par exemple de déduire un montant de 1 445 €.

Ne pas oublier les frais indirects

Bien que le barème couvre de nombreux aspects des déplacements professionnels, certains frais comme les péages, garages, parkings ou les intérêts d’emprunt pour l’achat d’un véhicule ne sont pas inclus. Ces dépenses peuvent cependant être ajoutées à condition de détenir les justificatifs nécessaires et d’avoir soigneusement séparé l’usage professionnel de l’usage privé.

En cas de multiple usage de véhicules, il est recommandé de séparer scrupuleusement les frais par véhicule selon la puissance fiscale respective.

Déclarer correctement vos frais

Les frais doivent être reportés dans la case « Frais réels » de votre déclaration. Bien qu’il ne soit pas nécessaire de joindre les pièces justificatives lors de la soumission de la déclaration, il est crucial de les conserver pendant trois ans en prévision de tout contrôle administratif.

Cette attention aux détails peut vous permettre de réaliser des économies considérables sur l’impôt, maximisant ainsi vos ressources disponibles pour l’année à venir.

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